Le Jeudi 28 août 2008

PRESENTATION
Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. Pour sa huitième année, la STAR ACADEMY casse les codes et s’offre une nouvelle jeunesse. Angelique Sansonnetti, directrice artistique d’Endemol, revient sur toutes les nouveautés de la Star Ac’ 8, qui commence le VENDREDI 19 SEPTEMBRE à 20:50.
Quand le château devient l’académie…
Après sept ans, l’âge de raison, la Star Academy fait peau neuve. Symbole le plus fort de ce renouveau : l’installation des élèves dans un nouveau lieu de vie. Fini le château reculé au fin fond de l’Ile-de-France, place au cœur de Paris ! Au sein du Marais, le quartier le plus branché de Paris, un hôtel particulier du XVIIIe siècle offrira un cadre de prestige à trois mois d’apprentissage rigoureux. 1 800 m² où la pierre, le parquet… chargés d’histoire se mêleront à des matières et des couleurs plus modernes pour une décoration urbaine. En un mot : vintage.
Angelique Sansonnetti, directrice artistique chez Endemol, revient sur les avantages procurés par la nouvelle domiciliation de l’Academy : «Etre à Paris ne veut pas dire que les élèves vont sortir plus, mais qu’ils vont sortir plus facilement. On va en profiter pour que les candidats puissent plus aisément aller à la rencontre d’artistes, toute sortie sera justifiée par l’apprentissage.»
Mais sans château, plus de parc non plus. Et ce sont les cours de sport de Christophe Pinna qui vont en être le plus bouleversés : «Afin que Christophe Pinna puisse enseigner sans être enfermé entre quatre murs, nous allons valoriser tous les lieux de Paris pour faire cours, non pas systématiquement, mais régulièrement.»
Des mois d’apprentissage… et de compétition
La mécanique du jeu a elle aussi évolué. Le prime jouera le rôle de grande évaluation à l’issue de laquelle les professeurs, qui réintègrent le jury présent sur le plateau, désigneront les quatre moins bons élèves. Au cours de la semaine, ils seront alors soumis à l’évaluation de rattrapage qui sauvera l’un d’entre eux. La compétition sera donc plus que jamais omniprésente : «Le prime offrira un double enjeu aux téléspectateurs : un grand show sous forme de grande évaluation, avec, toujours, une élimination par semaine. Un premier candidat sera sauvé par le public, un second par ses camarades.»
Comme chaque année, le casting aura décelé des candidats déjà porteurs d’un talent vocal et d’un univers, mais aussi d’un vrai potentiel d’évolution : «On a essayé de réfléchir à tout ce qui constituait la formation complète d’un artiste. Nous avons remis à l’ordre du jour un cours de théâtre ; la psychologie de l’artiste ne sera pas négligée, Christophe Pinna, en plus de son cours de sport, accompagnera les élèves dans un cours de développement personnel ; enfin, Rafael Amargo, l’un des plus grands danseurs de flamenco au monde et ancien professeur de la version espagnole de Star Academy, prendra en charge une nouvelle matière, l’expression corporelle. Pour le chant, c’est Anne Ducros, l’une des plus grandes chanteuses de jazz en France, récompensée de deux Victoires de la musique, qui a été choisie. C’est Dominique Martinelli qui a côtoyé professionnellement Mylène Farmer pendant sept ans qui remplacera Raphaëlle Ricci.»
Pour tenir de main de maître cette équipe professorale, c’est l’inoubliable professeure de chant des premières saisons, Armande Altaï, qui a été promue au rang de directrice. Nikos Aliagas explique : «Nous avons réalisé qu’elle manquait à la Star Academy. Quand nous l’avons sollicitée pour le poste de directrice, elle n’a pas hésité.»
Le travail sera au cœur de la Star Ac‘8. Afin que le talent des candidats «explose» pendant cette nouvelle saison, la production mise sur un encadrement professoral à la pointe : «On a mis à leur disposition la crème de la crème du milieu artistique, qui va les tirer vers le haut, avec la rigueur et l’exigence que peuvent attendre des enseignants de ce niveau.»
Plateau tout beau, tout nouveau
Conceptualisé pour être un écrin aux progrès des élèves, le plateau du prime n’a pas été oublié dans le coup de jeune apporté à cette huitième saison : « On a choisi des écrans et des lumières magnifiques, et des moyens de captation hyper-modernes qui offrent de nouvelles valeurs de plans. Mais tout en gardant l’effet prestigieux et spacieux du plateau, on s’est dit aussi qu’il ne fallait pas s’y perdre. Il aura donc plusieurs facettes : la grande scène centrale pour les chorégraphies de Kamel, les tampons sur les côtés qui peuvent mettre en perspective une sorte de dualité et une deuxième scène dans le fond pour une ambiance plus intime. Chaque coin du plateau pourra raconter une histoire différente. »
Une mécanique rénovée, une pluie d’innovations, une toute nouvelle Académie : la Star Ac’ investit Paris… Pour les candidats de la Star Ac‘8, parrainés par Christophe Maé et Rihanna, reste un challenge à relever : séduire le public et triompher de plusieurs mois de compétition !
Ariane GRASSI
INTERVIEW ARMANDE ALTAI
Falbalas, passion et fantaisie
Presque cinq ans qu’elle avait quitté les bancs de la Star Academy… Pourtant personne n’a oublié Armande Altaï, la diva baroque. Pour cette huitième Star Academy, elle participe au renouveau en laissant de côté les cours de chant pour endosser le costume de directrice.
Pourquoi revenir à la Star Academy après cinq ans ?
En raison du manque d’ouverture des gens du spectacle. Dans les années 70, le lieu et la date des auditions de Hair, Jesus Christ Superstar ou Gospel, étaient annoncés dans les grands quotidiens, et n’importe qui pouvait venir auditionner. Aujourd’hui, tout se fait entre «tribus privilégiées» et je trouve ça dommage. Des émissions comme Star Academy sont les seuls moyens de se faire entendre pour les jeunes artistes qui ne sont pas dans des bulles autorisées.
Comment abordez-vous le rôle de directrice ?
Je serai une sorte de professeure principale, comme ce que je fais dans mes classes. C’est passionnant, cela va me rappeler ma jeunesse de cheftaine Âmes vaillantes ! J’ai aussi reçu une formation d’éducatrice, mais je me suis vite rendu compte que la musique avait un pouvoir énorme et soulageait bien des enfants. Rien n’est plus beau comme communication que celle d’un vieil artiste envers de jeunes artistes.
Quelles sont vos qualités pour cette fonction en tant que telle ?
Je ne sais pas si ce sont des qualités ou des défauts, mais je suis obstinée, orgueilleuse, intransigeante, perfectionniste, un peu angoissée aussi. Je pense qu’un artiste peut tout se permettre, sauf être ennuyeux. Nous sommes là pour être attractifs et séduisants, pour passionner le public et l’amener à se poser des questions.
Serez-vous plutôt autoritaire ou maternelle ?
Je ne serai ni la mère des élèves, ni leur amie, mais je ne serai pas non plus une tortionnaire qui va les déstabiliser à plaisir ! Je vais faire au mieux pour rendre cette expérience intéressante et passionnelle, et avancer vers la musique, et l’art en général, car Star Academy est une émission extrêmement complète.
Quelles sont les limites qu’un élève ne doit pas dépasser selon vous ?
Le manque de respect vis-à-vis des cours et des professeurs. Tous ceux qui n’ont pas pris au sérieux les cours de chant le regrettent amèrement aujourd’hui. Je parle du respect de la musique et de l’enseignement ; pas nécessairement de ce qu’on leur dit. Si on dit à une élève « tu n’es rien », j’espère bien qu’elle ne va pas le croire ! Mais le respect du travail est absolument indispensable. Seul l’art a le droit d’être despotique, c’est l’art.
Vous avez une image fantasque et décalée auprès du public, pensez-vous surprendre les téléspectateurs en directrice ?
Je ne vais pas tout à coup me déguiser en tailleur noir avec une jupe courte, un chignon strict et des lunettes. Je reste tel quel, je me balade partout avec mes falbalas, donc je ne pense pas que les gens vont être étonnés !
Espérez-vous donner une «touche Armande Altaï» à cette 8e édition ?
Nous verrons cela à la fin ! Mais je serais ravie si tout se tenait avec une certaine classe, beaucoup de glamour et de fantaisie.
Quelles qualités attendez-vous des futurs academyciens ?
J’espère qu’ils seront talentueux et séduisants. Un candidat qui a beaucoup de qualités sans être troublant, cela ne marche pas. C’est ainsi, il y a une forme d’injustice dans ce métier. J’espère que la caméra les aimera et que le public s’intéressera à eux comme à des héros et héroïnes de romans.
Fini le château de Dammarie-les-lys ; que vous inspire le nouveau lieu, un hôtel particulier au cœur du Marais ?
Je ne le connais pas encore, mais ce quartier est rempli d’hôtels particuliers qui sont authentiques, très anciens, chargés d’histoires et de fantômes ! Je pense qu’il y en aura plein les couloirs ! C’est très bien, cela donne un héritage fort, une colonne vertébrale sérieuse et sensée.
Avez-vous déjà eu l’occasion de rencontrer les professeurs de cette nouvelle édition ?
Je connais bien sûr Kamel, l’éternel, avec son sourire magnifique ! Je suis allée voir Anne Ducros en concert, et je pense qu’avec elle, les élèves ne pourront échapper ni à la justesse, ni à l’harmonie, ni au swing !
Qu’est-ce qui pourrait vous rendre fière, une fois l’émission achevée ?
Que la huitième Star Ac’ ait su captiver le plus grand nombre ! Que les téléspectateurs s’intéressent à la musique et au talent.
Ariane GRASSI
INTERVIEW NIKOS ALIAGAS
Frissons garantis !
Le présentateur énergique et passionné de la Star Academy, Nikos Aliagas, se prépare pour sa huitième rentrée. A l’aube du premier prime-time, ce féru de musique entrouvre les portes de la prestigieuse Academy…
Le concept se renouvelle. Vous, quel est votre secret ? Quel moteur vous fait rempiler pour une huitième saison ?
Présenter la plus importante émission de variétés en Europe est un rêve renouvelé chaque année. Depuis la première saison, on ne cesse de me demander si ce n’est pas l’année de trop. Je ne compte pas en années mais en rendez-vous exceptionnels. J’ai énormément de plaisir à réaliser un tel challenge chaque année. J’ai grandi avec la Star Ac‘. Quand j’ai commencé, j’étais un jeune trentenaire, l’année prochaine j’aurai quarante ans. C’est fou, je n’ai pas vu le temps passer. Quand je pense qu’aujourd’hui se présentent au casting des jeunes de 18 ans qui avaient à peine 10 ans quand Jenifer a remporté la première édition… Le temps n’a pas eu d’emprise sur la dynamique du jeu qui reste moderne et avant-gardiste.
Vous avez donc mûri en même temps que le programme ?
Certainement, oui. Avoir affaire à des «gamins» de 17 ou 18 ans, cela rend plus jeune ! Je suis obligé d’écouter les Tokio Hotel avant de les recevoir, il faut rester dans l’air du temps ! Je n’aurais probablement pas eu toutes ces opportunités ailleurs. J’ai beaucoup appris sur le métier et la patience qu’il requiert. La victoire n’est pas synonyme de réussite et de gloire instantanée. Il faut que les élèves intègrent bien cet aspect.
Tel un marathonien, vous êtes tous les jours à l’antenne pendant quatre mois. Comment faites-vous pour tenir la distance ?
Le terme est juste, je me sens comme un marathonien. Je marche au feeling… et au planning ! J’ai un emploi du temps de sportif. Levé à 6 heures, je dois gérer mon émission sur LCI : Ca donne envie, 50 mn Inside et la musique… A l’heure où nous parlons, je me suis reposé en Grèce et me sens d’attaque pour reprendre le travail.
Au bout de huit ans, êtes-vous plus serein avant d’aborder la rentrée ?
Je n’expérimente jamais la sérénité du juste qui croit que tout lui est acquis. Je suis plutôt dans une appréhension constructive. Je n’ai plus qu’une envie : descendre dans l’arène…
Qu’éprouvez-vous à l’idée de retrouver Lady Armande à la tête de l’Académie ?
Je suis fan de Lady Armande ! Elle a toujours su se distinguer par sa classe, sa dignité et surtout sa connaissance musicale. La preuve en est sa popularité malgré des années d’absence à la télévision.
Rihanna et Christophe Maé sont les deux parrains de cette nouvelle promotion. Cela reflète encore et toujours l’éclectisme musical que vous avez toujours prôné à la Star Academy ?
L’éclectisme et même la promotion des jeunes talents. Rihanna et Christophe Maé ont quasiment effectué leurs premiers pas sur la scène française de la Star Academy. Je me souviens bien du premier passage de Rihanna. C’était pour son premier single, elle était toute jeune et timide. L’année dernière, je lui ai même fait danser un tango ! Le «petit» Christophe Maé, je l’apprécie beaucoup, il a travaillé dur et n’est pas arrivé là par hasard. Ils ont quasiment l’âge de nos Academyciens et savent que rien n’est acquis. Par les temps qui courent, je trouve qu’ils sont d’excellents modèles pour nos futurs étudiants.
A propos du casting, cette année, les candidats se démarquent-ils toujours par leur singularité ?
De plus en plus. Même si subsistent toujours ceux qui essaient de ressembler à d’autres élèves ou à leurs stars préférées. On parvient tout de même à dénicher quelques perles qui vivent dans leur monde mais qui ont énormément de potentiel et des choses à proposer. Notre baromètre, c’est le frisson !
Albane WURTZ
LES PROFESSEURS
Armande Altaï, directrice
Anne Ducros, chant
Dominique Martinelli, expression scénique
Jasmine Roy, répétitrice
Brice Davoli, répétiteur
Kamel Ouali, professeur de danse et chorégraphe
Rafael Amargo, expression corporelle
Philippe Lelièvre, théâtre
Christophe Pinna, sport et développement personnel
LA PRODUCTION
Production : Niouprod
Réalisateurs Prime : Jérôme Revon et Jean-Jacques Amsellem
Chef décoratrice Prime et Academy : Michèle Sarfati
Chef décorateur quotidienne : Christian Maury
(Photo: © TF1-Christophe CHEVALIN)







